Compte rendu de G58 Cahors VTT (à lire absolument …)

En ce dimanche 20 Septembre 2015, c’était la 3° édition du Roc Lanzagais que je n’ai jamais pu faire auparavant ( we prévu avant en 2013 et traversée pédestre des Pyrénées en 2014!)
Ma dernière participation à une rando en 2012 tracée par le maître d’oeuvre du jour permettait d’espérer une édition au top, complète et bien physique: bref! du vrai VTT.
Une communication sans faille tout azimut  doublée d’une armada de bénévoles portant haut les couleurs de leur village et nous voici en 3 millésimes seulement face à une usine à gaz, sans doute la plus grosse rando du département: 900 participants et quelques dont plus de 650 VTT, qui dit mieux ? Faut dire que le passage prévu sur Rocamadour constitue à lui seul un “aspirateur” à bikers.
Une fois de plus, présence cadurcienne réduite au strict minimum, mais ça ne m’étonne plus!
C’est avec mon pote Vincent que nous décollons à 7h (dur!) pour un départ annoncé à 8h1/2.
La température est fraîche (du 4° dans certaines combes) et la vallée de la Dordogne est noyée dans le brouillard.
Sur place, je retrouve mes compagnons Espérois; Gégé, Le Patron et Eric et les habituels des randos lotoises .
Enormément de peuple dans le camping: au jeu des plus bruyants, ce sont les Bretons de Pont Pean qui remportent la bataille: venus en nombre, ils feront résonner haut et  fort leurs chapeaux ronds.
Après un briefing inaudible, nous voici en cortège derrière la voiture ouvreuse pour une traversée de Souillac tout sauf discrète!
Au rond point de l’autoroute, les fauves sont lâchés et vu le nombre, vaut mieux se tenir aux avants-postes pour éviter un possible engorgement.
Première bugne dans le brouillard et y’a des gonzes qui callent déjà, compliquant le cheminement !! Le terrain est gras, la terre colle pas mal, surtout sur les whoops récréatifs du terrain de cross. Après la Pierre plantée, le cap est mis plein sud sur le Pech de Pinsac: visibilité réduite!
La descente classique derrière est de toute beauté et bien connue: quel plaisir de dévaler dans ce single bien ludique qui nous amène au château de la Treyne.
Une fois n’est pas coutume, le domaine nous ouvre ses portes ( ça tombe bien, c’est aujourd’hui la journée patrimoine) et voici une horde de 600 vtt qui envahit les jardins, entre bassins d’ornement et allées à la française sous les yeux amusés des clients aisés.
On quitte le  parc par une montée toute en douceur de 4 à 5 épingles: reposante !
Quelques encablures plus loin et passé le ravito 2, c’est la descente d’abord technique puis bien sinueuse sur le Pont de L’Ouysse: ah! l’odeur de grillade qui envahit les narines!
C’est ici la séparation des grands circuits et tandis que le Patron file par le GR6 pour remonter l’Ouysse, je continue sur Lacave pour poursuivre ma route du jour.
Un panneau “propriété privée ouverte pour l’occasion” nous avertit et on aborde une magnifique montée sauvage (à déguster en descente une autre fois)
Changement radical de décor: on se croirait revenu une semaine plus tôt à la St Micheloise: ambiance humide dans les tunnels de buis; quel régal ce travers tout frais défriché et cette montée des Carbonnières dans la mousse.
Pas le temps d’écouter les dinosaures de Préhistologia ni de déguster les cabécous de la Borie d’Imbert, qu’on arrive à l’Hospitalet sur les hauteurs de Rocamadour.
Et la horde VTTesque ( non autochtone) se transforme en touriste, dégainant portables et APN pour le meilleur des selfies !!!
Le ravito 3 tombe à pic, miam les rillettes!! Mais faut être vigilant par la suite, sur le single très aérien surplombant l’Alzou: tout simplement exceptionnel (et une découverte pour moi)
On descend sur ce même ruisseau un peu plus loin puis on rejoint la croix du Cruzol ( petit col séparant Ouysse et Alzou) et le tracé devient sublime au gouffre  de Cabouy et à la résurgence St Sauveur aux couleurs tropicales: comme de coutume, des plongeurs sont présents.
On abandonne le balcon rive gauche de l’Ouysse pour se farcir la longue remontée sur Calès, les mollets chauffent, le couvercle fume!
C’est sur les hauteurs que Freddy82, frais comme un gardon, me rejoint et nous ferons route commune jusqu’à la fin.
Au village du Bastit, en bord de Dordogne, c’est le ravito 4: là je me lâche sur la charcuterie…..
Traversée de l’autoroute et nous laissons filer la boucle ultime du 78 car il me faut garder des forces pour demain (cyclo Hôpital Sourire). Nous poursuivons donc sur le 65 jusqu’à la nationale 20 franchie au tunnel métallique ondulé de Grézelade.
On nous annonce la dernière grimpette (bonne initiative) rude, où je mets finalement pied à terre car ça commence à tirer dans les cuissots. Quelques petits coups de cul en sup, l’altimètre approche les 320 m et on frétille déjà pour la descente finale. Un passage expert hyper pentu (où l’on se fait peur sur les racines humides ) puis on s’enfile par un tronçon délicat dans une goulotte taille XXL bien jouïssive. Descente de Combe Grande en trois temps si je me souviens bien qui à elle seule mérite un retour sur zone.
Nous voilà en rive gauche de la Dordogne, juste en face de Souillac. Il ne reste plus qu’à remonter le courant, sur un single fraichement démoulé, traverser une ou deux noyeraies et réintégrer enfin le camping d’arrivée, à 14 h pétantes sous un soleil éclatant. 
Les chiffres du jour:  65 km en 5h03 de roulage moyenne 12.9 km/h
La douche chaude est parfaite pour se refaire la cerise et cap sur la tireuse avant la pasta party en compagnie de Vincent, Freddy et son épouse. Point d’Espérois, ils ont dû repartir déjà.
Qu’ajouter de plus sur ce Roc Lanzagais ? Pour en avoir entendu que du bien des deux premières éditions, je savais où je mettais les pieds et je n’ai vraiment pas regretté le déplacement.
Le cocktail était parfait, les ingrédients finement choisis et la recette une totale réussite! Tout y était même des passages moussus dans les buis, plus fréquents dans le sud du département.
Une alternance de pistes et de singles dont certains défrichés pour l’occasion, de très belles descentes à la fois techniques et  ludiques avec en apothéose  incontournable le passage sur Rocamadour et les vires de l’Alzou et de l’Ouysse.
Une organisation sans faille avec pré-inscription possible par internet, de nombreux postes d’inscription bien canalisés le jour J pour éviter les queues,  un fléchage parfait et pléthorique: peinture, rubalise, nombreux formats A4  (bien venu celui annonçant la bugne finale), des ravitos copieux et bien pourvus en salé et sucré, ( boisson énergétique dispo en jerrican: rare!) , une équipe de bénévoles tous plus souriants les uns que les autres, des douches (chaudes) à l’arrivée, la tireuse et le repas froid ( pâtes, camembert, pomme, pain, vin) le tout pour 10 €; que demander de mieux ?
Promis, juré, je reviendrai….. car comme tout Roc qui se respecte, celui-ci porte bien son nom.
Bravo à tous et merci encore pour ces heures délicieuses passées sur vos terres !
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