Compte rendu de G58 (incontournable !…)

Roc Lanzagais 2016: le CR de G58

Publié le 19 septembre 2016 par G58   sur http://cahorsvtt.over-blog.com/

« Seconde participation pour moi à ce 4° Roc Lanzagais et encore une fois, tous les compteurs sont à la hausse. On a dépassé les 700 VTT et on frise les 1000 participants  (933) toutes disciplines confondues.

On nous annonce des circuits totalement nouveaux. Cette année, point de virée vers l’Ouysse, ni l’Alzou ni Rocamadour comme lors des 3 éditions précédentes et malgré ça, la réputation de l’évènement n’a pas faibli, bien au contraire ( et de toute façon, il est bon de changer de temps à autre !)

J’arrive donc un peu à la bourre vers 8h20  au milieu d’une foule bien compacte qui a envahi le camping municipal de Lanzac (gratuit pour l’occasion) et tandis que les concurrents se massent derrière la rubalise de départ, en travers du stade, je file aux inscriptions (10 € avec en prime le ticket pour la pasta party et un gobelet pliable à utiliser lors des ravitos)

Pas le temps de déjeuner, vite en tenue et hop, sur la ligne. J’aperçois quelques BandJ de Bretenoux et aussi Yéti47 avec son nouvel Elsworth.

Briefing rapide de Ghislain et c’est parti dans Souillac en cortège jusqu’à la première bosse qui démarre sous la voie ferrée.

La légère pluie de la veille a juste humidifié la terre et le grip est parfait. Température fraîche mais bien vite, les watts employés réchauffent les muscles.

Difficile de se souvenir de tout….mais on quitte le Lot pour pénétrer dans le 24 par de belles pistes alternant avec quelques singles magnifiques. Passé le Pech de Turelure, on contourne Millac et Orliaguet pour rejoindre la superbe zone d’Eyvigues. Une courte monotrace aménagée nous envoie sur une très belle fontaine lavoir puis sur le sentier botanique imaginé de bien belle façon. Ça tournicote, ça virevolte dans tous les sens dans une forêt de pins que la Transouillagaise nous a déjà montrée par le passé. Quel bonheur de repasser par ces endroits intacts dans mes souvenirs ! C’est aussi ça ce que l’on attend d’une rando: reprendre de magnifiques tronçons ancrés dans nos mémoires de VTTistes et qu’on a si peu l’occasion de fouler quand on n’est pas du coin!

Aux ravitos, je retrouve quelques connaissances: Alain, Freddy, Adrien, Yéti, Féfé……Délicieuses rillettes étalées sur un pain extraordinaire ! On se régale ! Pour peu, on y resterait bien un moment de plus, histoire de goûter toutes les succulentes friandises proposées mais il reste pas mal de bornes ! On va rouler une partie du temps ensemble tantôt devant, tantôt derrière mais jamais bien éloignés les uns des autres.

Après le ravito 1, magnifique tronçon, débutant le long d’un grillage puis en balcon suivi d’une descente superbe, ondulant entre les arbres sur un single de terre parfait tout en glisse.

Les kms défilent et j’en termine avec cette première boucle de 36 km par un must: la descente sur Pressignac (hameau de Souillac) un succession d’épingles bien rapprochées et suffisamment larges pour maintenir la vitesse: encore un souvenir de la Trans !

L’altimètre est au plus bas, on a rejoint les bords de Dordogne pour 5 kms de plat. À la sortie Sud de Souillac, les grosses jambes repartent pour une boucle supplémentaire vers l’Est tandis que se terminent les circuits courts. (21,30 et 40 km)

De nombreux bénévoles gèrent la circulation et les intersections pour nous diriger vers la suite : au choix, 48, 58, 65 ou 75 km; chacun peut adapter ainsi en fonction de la forme du moment (bien vu !)

Une courte montée asphaltée, un bout de GR 6 puis on débouche sur le ravito 3 au Pech de Pinsac (km48). Ici séparation des circuits: le 48 et le 58 rebroussent chemin. Ils n’auront pas la chance extraordinaire de prendre le CAVIAR de la rando: la descente à gauche du Pech de Pinsac.  Ce surplomb magnifique sur la vallée de la Dordogne  est très souvent choisi pour installer les ravitos et généralement, on descend à droite pour rejoindre Pinsac. Une seule fois, on nous a fait descendre à gauche et j’ai le souvenir d’une suite de marches bien techniques avec vues imprenables.

J’en salive d’avance tellement c’est bon ! Partout, des gars en vrac dans le pentu, j’enchaine les cassures et les marches sans problème et je prends le temps de savourer, sans me rendre compte qu’Adrien me rattrape.  Regroupement en bas, tout le monde est là (Freddy, Alain, Féfé)

On oblique à gauche pour remonter la combe humide de Brigou. Vers le km 50, nouvelle bifurcation. Le 75  met le cap sur Mayrac. On se contentera du 65 pour cette fois. ( Yéti47 est venu pour le 75 !)

Un relief très vallonné nous ramène vers l’autoroute, il n’y a plus grand monde sur le circuit !

Une descente hyper rapide (64 km/h enregistrés) nous catapulte vers le rond point de la sortie de l’A20 mais je me doute d’une dernière bosse possible ! Bingo ! Faut remettre les watts au 62 ° km pour gagner les hauteurs de Souillac.

Passage ludique bien sympa par le circuit BMX (moins gras qu’en 2015) puis on termine sur la belle descente en zig zag de Redoulié (encore un souvenir de la Trans). Il me reste du jus pour mettre le braquet dans ce final rapide , rejoindre les faubourgs de Souillac, passer le pont et rejoindre le camping aux alentours de 14 h avec 66 km au Garmin et 1750 m de D+ (Alain annonce un D+ de 1970m sur son gps pour le même circuit – encore et toujours ces différences d’un appareil à l’autre!)

Il est temps d’aller prendre la douche pour retrouver une apparence présentable (en terme de senteur car le terrain étant sec, nulle trace de boue, juste quelques poussières…) et après une binouze en compagnie du traceur, je rejoins mes potes déjà attablés pour un repas/débriefing des plus conviviaux: pâtes froides avec olives, Camembert, excellent pain de campagne, pomme, vin rouge.

Ce we restera marqué dune croix dans ma vie de VTTiste car pour la première fois, je pense avoir enfin résolu le problème des terribles crampes qui me tiraillent depuis 23 ans de VTT. Et tout ça grâce à Patrice ( mon pote Bordelais) avec qui j’ai roulé à St Michel Dimanche dernier et qui m’a enfin donné la solution !! Merci Patrice, ça marche !

Quand je repense aux souffrances endurées voilà une semaine (je passe sur les années précédentes) cloué à terre avec les muscles des cuisses et des mollets en forme de plaquette de beurre et qu’aujourdhui, j’ai pu « envoyer » jusqu’au bout. Je me suis même surpris,( habitué que je suis à rester sur la réserve dans les bosses ) à pouvoir finir fort et sur le vélo sans craindre le blocage musculaire ! Quel changement! (il était temps!)

Cette parenthèse mise à part, je retiens de cette 4° édition du Roc Lanzagais, un parcours sans faute, bien dosé et très varié avec du plaisir pour tous et de fabuleux caviars. Assez roulant dans l’ensemble, moins éprouvant que certaines randos bien que les côtes soient plus longues, les rouages sont parfaitement huilés pour nous offrir un max de bonheur sur deux roues.

Une armada de bénévoles impressionnante, rendons leur hommage pour la qualité des prestations et l’excellence des ravitaillements.

Qu’ajouter de plus ?  l’envie de revenir bien sûr en 2017 (peut être pour redescendre la Goulotte à Dédé ?) et de nouveau profiter de cet incontournable qu’est devenu le Roc Lanzagais.

Merci à tous !